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Vive inquiétude chez
Femmes de Mékinac
Shawinigan (RSA) - «Que deviendra le programme de promotion de la
femme de Condition féminine Canada s'il n'est plus question de susciter
des mesures en faveur de l'égalité des femmes, de les aider
à avoir accès au processus décisionnel et de participer
à l'élaboration des politiques gouvernementales?»
Telle est la question adressée par la coordonnatrice de Femmes de
Mékinac (centre de femmes), France Déry, au gouvernement Harper,
dans une intervention témoignant de la vive inquiétude de cet
organisme devant les compressions budgétaires qu'elle qualifie de
«recul».
Mme Déry rappelle que le gouvernement fédéral pense
qu'il ne doit plus y avoir de programme spécifique pour les femmes,
et qu'ainsi l'égalité serait atteinte. Elle ajoute que le même
gouvernement laisse entendre que les modalités du programme de promotion
de la femme seraient changées.
«Le fédéral veut financer que des services et cesser
de financer la défense de droits», fait remarquer la coordonnatrice.
Elle estime qu'avec les coupes du gouvernement Harper, l'égalité
est loin d'être atteinte. Elle précise que plusieurs groupes
de femmes au Québec, dont Femmes de Mékinac, oeuvrent toujours
à améliorer les conditions de vie de femmes, à promouvoir
les droits et la place occupée par les femmes dans la société,
et aussi à les soutenir dans leur démarche vers une plus grande
autonomie.
Réduire le soutien financier à la condition féminine
revient selon elle à réduire les moyens qu'ont les femmes de
faire reconnaître et de défendre leurs droits.
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